par Hulys Conseil | 9/24/2026
L’accueil des publics en situation de handicap est un sujet essentiel dans une démarche Qualiopi.
Pourtant, beaucoup d’organismes de formation ne savent pas toujours jusqu’où ils doivent aller.
Faut-il avoir un référent handicap ?
Faut-il adapter tous les supports ?
Faut-il être capable d’accueillir toutes les situations ?
Quelles preuves présenter pendant l’audit ?
Comment montrer que l’organisme est réellement attentif à l’accessibilité sans créer une organisation trop lourde ?
Ces questions reviennent souvent.
Et elles sont importantes.
En audit Qualiopi, l’objectif n’est pas de prouver que votre organisme peut tout faire, dans toutes les situations, sans limite.
L’objectif est de démontrer que vous avez identifié le sujet, que vous disposez d’une organisation claire, que vous savez analyser les besoins, que vous pouvez adapter lorsque c’est possible et que vous savez orienter vers les bons interlocuteurs lorsque cela est nécessaire.
Chez Hulys Conseil, nous constatons souvent que les organismes de formation ont une vraie volonté d’accueillir correctement les personnes en situation de handicap.
Mais cette volonté n’est pas toujours formalisée.
Les informations ne sont pas toujours visibles.
Le référent handicap n’est pas toujours clairement identifié.
Les ressources ne sont pas toujours connues.
Les adaptations réalisées ne sont pas toujours tracées.
Et pendant l’audit, cela peut devenir fragile.
L’objectif de cet article est simple : vous aider à comprendre quelles preuves préparer, comment structurer votre démarche handicap et comment sécuriser ce point avant un audit Qualiopi.
Qualiopi repose sur une logique d’adaptation aux publics bénéficiaires.
Un organisme de formation doit être capable de prendre en compte les besoins des personnes qu’il accueille, y compris lorsqu’une situation de handicap est déclarée ou identifiée.
Ce sujet ne doit pas être traité uniquement comme une obligation administrative.
Il concerne directement la qualité de l’accueil, la continuité du parcours, l’accessibilité des formations et la capacité de l’organisme à proposer des solutions adaptées.
Une personne en situation de handicap peut rencontrer différentes difficultés pendant une formation.
Des difficultés d’accès aux locaux.
Des difficultés avec les supports.
Des difficultés de rythme.
Des difficultés liées aux outils numériques.
Des besoins d’aménagement des évaluations.
Des contraintes de fatigabilité.
Des besoins de compensation.
Des difficultés à suivre certaines modalités pédagogiques.
L’organisme n’a pas toujours toutes les réponses en interne.
Mais il doit pouvoir montrer qu’il sait repérer, écouter, analyser, adapter ou orienter.
C’est cette logique qui intéresse l’auditeur.
Guide officiel de lecture Qualiopi :
https://travail-emploi.gouv.fr/referentiel-national-qualite-guide-de-lecture-qualiopi
Découvrir notre accompagnement certification Qualiopi :
https://www.hulysconseil.fr/accompagnement-certification-qualiopi
Le référent handicap est souvent la première preuve visible de votre organisation.
Il permet d’identifier une personne ressource au sein de l’organisme.
Cette personne n’a pas besoin d’être experte de toutes les situations de handicap.
Son rôle est plutôt de coordonner, orienter, suivre et faciliter la prise en compte des besoins.
Le référent handicap peut être chargé d’accueillir les demandes, d’échanger avec le bénéficiaire, d’identifier les adaptations possibles, de mobiliser des ressources externes, de suivre les situations et de conserver les preuves.
Dans un petit organisme, le référent handicap peut être le dirigeant.
Dans une structure plus grande, ce rôle peut être confié à une personne dédiée.
Ce qui compte, ce n’est pas le titre.
Ce qui compte, c’est que le rôle soit clair.
En audit Qualiopi, il est utile de pouvoir montrer qui est le référent, où cette information est communiquée, comment il intervient et quelles ressources il peut mobiliser.
Si le référent existe uniquement sur le papier, la preuve sera fragile.
S’il est clairement identifié et capable d’expliquer sa méthode, votre organisation sera beaucoup plus solide.
L’accessibilité commence avant même le début de la formation.
Un bénéficiaire doit pouvoir savoir comment signaler une situation de handicap ou un besoin particulier.
Cette information peut être présente sur votre site internet, dans vos programmes, dans votre livret d’accueil, dans vos devis, dans vos conventions, dans vos mails d’inscription ou dans vos questionnaires de positionnement.
L’objectif est simple : permettre à la personne concernée de se signaler facilement et sans difficulté.
Cette information doit être claire, visible et rassurante.
Elle peut indiquer qu’un référent handicap est disponible, que les besoins d’adaptation peuvent être étudiés et que l’organisme peut orienter vers des partenaires spécialisés si nécessaire.
L’erreur fréquente consiste à attendre que la personne parle spontanément de sa situation.
Or, certaines personnes n’osent pas le faire.
D’autres ne savent pas à qui s’adresser.
D’autres encore ne se considèrent pas forcément comme concernées, mais rencontrent pourtant des difficultés pendant le parcours.
Une information claire en amont permet donc d’ouvrir le dialogue.
Elle permet aussi de démontrer que l’organisme anticipe le sujet.
Lire également notre article sur les prérequis, objectifs et positionnement :
https://www.hulysconseil.fr/blog/prerequis-objectifs-positionnement-audit-qualiopi
Lorsqu’une personne signale une situation de handicap, il est important de ne pas faire de suppositions.
Deux personnes ayant le même type de handicap peuvent avoir des besoins très différents.
L’objectif n’est donc pas de raisonner uniquement à partir d’une catégorie.
L’objectif est de comprendre la situation réelle de la personne dans le contexte précis de la formation.
Quels sont les besoins ?
Quelles difficultés peuvent apparaître ?
Le format de la formation est-il adapté ?
Les supports sont-ils accessibles ?
Les évaluations peuvent-elles être réalisées dans de bonnes conditions ?
Le rythme est-il compatible ?
Les outils numériques sont-ils utilisables ?
Un aménagement est-il nécessaire ?
Faut-il solliciter un partenaire externe ?
Cette analyse peut être réalisée par un échange, un questionnaire, un entretien ou un diagnostic plus structuré selon les situations.
Le point important est de conserver une trace adaptée.
En audit, cette preuve montre que l’organisme ne traite pas le handicap de manière générale ou théorique.
Il analyse les besoins concrets du bénéficiaire.
Lorsque le besoin est identifié, l’organisme peut envisager des adaptations.
Ces adaptations peuvent concerner les supports, le rythme, les modalités pédagogiques, les conditions d’évaluation, les outils utilisés, l’organisation de la session, les échanges avec le formateur ou les modalités de suivi.
Par exemple, il peut être possible de transmettre les supports en amont, d’adapter la taille de police, de prévoir un temps supplémentaire, d’aménager une évaluation, de proposer un format plus accessible, d’ajuster le rythme ou de prévoir un point de suivi spécifique.
L’objectif n’est pas de promettre toutes les adaptations possibles.
L’objectif est d’étudier ce qui est raisonnable, utile et compatible avec la prestation.
Une adaptation doit être pensée avec sérieux.
Elle doit aussi être suivie.
Il ne suffit pas de décider une adaptation au départ.
Il faut vérifier si elle fonctionne réellement pendant le parcours.
En Qualiopi, cette logique est importante.
Elle montre que votre organisme ne se contente pas d’accueillir une demande.
Il accompagne la situation.
Un organisme de formation ne peut pas tout gérer seul.
Et ce n’est pas ce qui est attendu.
Lorsqu’une situation dépasse vos compétences internes, vous devez savoir vers qui vous tourner.
C’est là que les ressources externes deviennent importantes.
L’Agefiph propose notamment la Ressource Handicap Formation, qui accompagne les organismes de formation dans le développement de l’accessibilité de leurs formations.
Ressource Handicap Formation — Agefiph :
https://www.agefiph.fr/services/ressource-handicap-formation-acteur-formation
Développer l’accessibilité et adapter vos formations — Agefiph :
https://www.agefiph.fr/acteur-de-la-formation/developper-laccessibilite-de-vos-formations
Ces ressources peuvent aider les organismes à mieux comprendre les besoins, identifier les solutions possibles, mobiliser les bons acteurs et progresser dans leur démarche d’accessibilité.
En audit Qualiopi, connaître ces ressources est une preuve intéressante.
Mais le plus important est de montrer que vous savez les mobiliser lorsque cela est nécessaire.
Une liste de liens ne suffit pas toujours.
Il faut montrer que ces ressources peuvent réellement servir à orienter, adapter ou améliorer vos pratiques.
La veille handicap est souvent demandée ou observée pendant un audit.
Elle permet de montrer que votre organisme reste informé sur les ressources, les acteurs, les dispositifs et les bonnes pratiques liés à l’accueil des publics en situation de handicap.
Cette veille peut porter sur les ressources Agefiph, les partenaires locaux, les évolutions réglementaires, les outils d’accessibilité, les pratiques pédagogiques inclusives, les webinaires, les guides, les formations ou les retours d’expérience.
Le sujet n’est pas de tout suivre.
Le sujet est de suivre ce qui est utile pour votre organisme.
Un centre de formation en présentiel aura peut-être besoin de ressources sur l’accessibilité des locaux.
Un organisme à distance devra être attentif à l’accessibilité numérique, aux supports, aux outils et aux modalités d’accompagnement.
Un CFA devra penser le lien entre apprenti, centre de formation et entreprise.
Un centre de bilan de compétences devra être attentif aux modalités d’entretien, aux supports et au rythme d’accompagnement.
Lire également notre article sur la veille Qualiopi :
https://www.hulysconseil.fr/blog/veille-qualiopi-prouver-organisme-formation-a-jour
Les preuves liées au handicap doivent montrer que votre organisation est claire et réellement appliquée.
Vous pouvez présenter l’identification du référent handicap, la communication de ses coordonnées, le livret d’accueil, le programme de formation, le questionnaire de positionnement, les échanges avec le bénéficiaire, les demandes d’adaptation, les aménagements proposés, les ressources mobilisées, les contacts partenaires, les éléments de veille, les supports adaptés ou les actions d’amélioration mises en place.
L’objectif n’est pas d’avoir un dossier énorme.
L’objectif est de pouvoir démontrer une logique.
Voici comment nous informons les bénéficiaires.
Voici comment ils peuvent signaler un besoin.
Voici qui traite la demande.
Voici comment nous analysons la situation.
Voici comment nous adaptons lorsque c’est possible.
Voici comment nous orientons si nécessaire.
Voici comment nous conservons les preuves.
Une organisation simple mais appliquée vaut mieux qu’une procédure complexe jamais utilisée.
Le positionnement initial peut aider à identifier un besoin d’adaptation.
Il ne doit pas être intrusif.
Il ne doit pas forcer une personne à déclarer une situation qu’elle ne souhaite pas partager.
Mais il peut ouvrir un espace pour signaler un besoin particulier.
Par exemple, votre questionnaire peut inclure une question simple sur les besoins d’adaptation ou les conditions nécessaires au bon déroulement de la formation.
L’entretien préalable peut aussi permettre d’aborder le sujet avec tact.
L’objectif est de donner au bénéficiaire la possibilité de s’exprimer.
Si un besoin est identifié, il peut ensuite être traité par le référent handicap.
En audit, cette articulation entre positionnement, adaptation et suivi est très intéressante.
Elle montre que le handicap n’est pas traité comme un sujet isolé.
Il est intégré dans la logique globale du parcours.
Lire également notre article sur le positionnement Qualiopi :
https://www.hulysconseil.fr/blog/prerequis-objectifs-positionnement-audit-qualiopi
Une situation de handicap mal prise en compte peut contribuer à une rupture de parcours.
Cela peut arriver si le rythme est inadapté, si les supports ne sont pas accessibles, si les outils numériques ne conviennent pas, si les évaluations ne sont pas aménagées ou si la personne ne sait pas à qui s’adresser lorsqu’elle rencontre une difficulté.
C’est pour cette raison qu’il est important d’anticiper.
Un besoin non identifié peut devenir une difficulté.
Une difficulté non traitée peut devenir un décrochage.
Un décrochage non suivi peut devenir une rupture de parcours.
En Qualiopi, l’organisme doit pouvoir montrer qu’il suit les bénéficiaires et qu’il sait réagir lorsque des difficultés apparaissent.
Ce lien entre handicap, adaptation et continuité de parcours est donc très important.
Lire également notre article sur les ruptures de parcours :
https://www.hulysconseil.fr/blog/ruptures-parcours-formation-qualiopi
Si vous travaillez avec des sous-traitants, le sujet du handicap doit aussi être partagé avec eux.
Un intervenant externe peut se retrouver face à un bénéficiaire ayant besoin d’une adaptation.
Il doit donc savoir à qui remonter l’information, quelles consignes appliquer, quels supports utiliser et comment signaler une difficulté.
L’erreur serait de penser que le handicap concerne uniquement le responsable qualité ou le référent handicap.
En réalité, les formateurs et intervenants sont souvent en première ligne.
Ils peuvent détecter une difficulté.
Ils peuvent adapter certains éléments.
Ils peuvent remonter un besoin.
Ils peuvent contribuer au suivi.
Si vos sous-traitants ne connaissent pas votre organisation, il peut y avoir une rupture dans la prise en charge.
Il est donc utile de prévoir une information simple à destination des intervenants externes.
Lire également notre article sur les sous-traitants en formation :
https://www.hulysconseil.fr/blog/preuves-sous-traitants-audit-qualiopi
La première erreur consiste à désigner un référent handicap sans définir son rôle.
La deuxième erreur consiste à ne pas communiquer clairement l’information aux bénéficiaires.
La troisième erreur consiste à ne pas prévoir de canal pour signaler un besoin d’adaptation.
La quatrième erreur consiste à ne pas conserver de preuve lorsqu’une adaptation est réalisée.
La cinquième erreur consiste à faire une veille handicap uniquement juste avant l’audit.
La sixième erreur consiste à ne pas informer les formateurs ou sous-traitants de la démarche à suivre.
La septième erreur consiste à confondre accessibilité et solution universelle.
L’accessibilité ne signifie pas que tout sera possible dans toutes les situations.
Elle signifie que l’organisme se donne les moyens d’analyser, d’adapter lorsque c’est possible et d’orienter lorsque c’est nécessaire.
En audit Qualiopi, ces erreurs peuvent fragiliser votre dossier.
Mais elles sont souvent faciles à corriger avec une organisation claire.
Chez Hulys Conseil, nous accompagnons les organismes de formation dans la préparation de leur audit Qualiopi, de leur audit de surveillance ou de leur audit de renouvellement.
L’accueil des publics en situation de handicap fait partie des sujets que nous structurons régulièrement avec nos clients.
Nous pouvons vous aider à clarifier le rôle du référent handicap, organiser les preuves, mettre à jour vos documents, structurer votre veille handicap, intégrer le sujet dans votre positionnement initial et préparer votre dossier avant l’audit.
Notre objectif n’est pas de complexifier votre organisation.
Notre objectif est de rendre votre démarche claire, cohérente et facile à défendre devant un auditeur.
Nous accompagnons les organismes de formation, formateurs indépendants, CFA, centres de bilan de compétences, structures VAE, TPE, PME et grands comptes.
Notre approche repose sur une logique concrète : simplifier Qualiopi, réduire le stress et sécuriser vos preuves.
Découvrir notre accompagnement Qualiopi :
https://www.hulysconseil.fr/accompagnement-certification-qualiopi
Nous contacter :
https://www.hulysconseil.fr/contact
Faut-il avoir un référent handicap pour Qualiopi ?
Il est fortement recommandé d’identifier une personne ressource capable de traiter les demandes liées au handicap, d’orienter les bénéficiaires et de coordonner les adaptations possibles.
Le référent handicap doit-il être un expert du handicap ?
Non.
Il doit surtout connaître son rôle, savoir accueillir une demande, mobiliser les bonnes ressources et orienter vers les partenaires compétents lorsque cela est nécessaire.
Quelles preuves préparer sur le handicap pour l’audit Qualiopi ?
Vous pouvez préparer l’identification du référent handicap, les informations communiquées aux bénéficiaires, les questionnaires de positionnement, les demandes d’adaptation, les preuves d’aménagement, la veille handicap et les ressources mobilisées.
Que faire si mon organisme n’a jamais accueilli de personne en situation de handicap ?
Vous devez tout de même pouvoir montrer que votre organisation est prête à traiter une demande.
Cela peut passer par l’information du public, l’identification du référent, la veille, les ressources disponibles et la connaissance des partenaires.
Faut-il adapter toutes les formations à toutes les situations de handicap ?
L’objectif est d’analyser les besoins et d’adapter lorsque cela est possible.
Si une adaptation n’est pas possible en interne, l’organisme doit pouvoir orienter vers les bons interlocuteurs ou rechercher des solutions adaptées.
La veille handicap est-elle importante en Qualiopi ?
Oui.
La veille handicap permet de montrer que votre organisme suit les ressources, dispositifs et bonnes pratiques utiles pour améliorer l’accueil des publics en situation de handicap.
Ce qu’il faut retenir
Le handicap en Qualiopi ne doit pas être traité comme une simple case à cocher.
C’est un sujet d’accueil, d’accessibilité, d’adaptation et de qualité de parcours.
Pour sécuriser votre audit, vous devez pouvoir montrer que votre organisme informe les bénéficiaires, identifie un référent, analyse les besoins, adapte lorsque c’est possible, oriente lorsque c’est nécessaire et conserve les preuves.
Chez Hulys Conseil, nous aidons les organismes de formation à structurer cette démarche avec une approche simple, concrète et orientée audit.